MYSTICAL dans le N°61 d’Octobre/Novembre 2009 de BATTERIE Magazine avec 20 minutes dans le DVD qui l’accompagne.
Yannick GIULIANI (Batteur du groupe MYSTICAL) vous apprend, ici, à construire une partie de batterie à partir d’éléments musicaux imposés. Il y décortique les parties rythmique du morceau “Mirage” présent sur le nouvel album «Inside» du groupe.
Jean-Claude RAPIN dans le N°226 d’Octobre / Novembre 2009 de GUITARIST Magazine avec 4 pages de leçon privée!
Pour conclure la leçon, Jean-Claude vous offre une improvisation sur un morceau de l’album “Visions“, morceau hommage à Jimi Hendrix. Vous retrouvez Jean-Claude également sur le CD-Rom qui accompagne le magazine.
Dernières Nouvelles d’Alsace: Édition DNA du Vendredi, 04 Décembre 2009
Benoît Vincent, musicien double
Benoît Vincent est musicien. Originaire de Thal-Drulingen, il habite Gottesheim et vient de faire d'une pierre deux coups. De ses nombreux enregistrements à Sarre-Union avec ses compères Yannick Giuliani et Rémy Chaudagne, il a tiré deux albums aux sons distincts. Le leader de Mystical, groupe rock, est donc aussi leader de Blue Pearl, tendance acoustique.
Il écrit, compose, arrange, chante, joue de la guitare, du piano, etc. Musicien et ingénieur du son professionnel, Benoît Vincent, 30 ans, créé son univers musical au fil du temps. Et du temps, il en a pris avec ses complices musicos pour enregistrer de nombreux morceaux dans le studio ISR à Sarre-Union. « Cinq ans de travail » pour aboutir à deux albums où Benoît a « tout écrit, textes et musique ».
D'abord Inside, nouveau disque du groupe « historique » de Benoît, Mystical, qu'il forme avec Rémy Chaudagne à la basse et Yannick Giuliani (prof à l'école de musique de Saverne) à la batterie - le bassiste Franck Bedez ayant aussi participé aux enregistrements. « Un rock alternatif, plein de mélanges », aux inspirations allant de Noir Désir à Led Zeppelin en passant par la world music. Entre guitares abruptes et electro parsemée, 18 titres « moitié français, moitié anglais » qui inscrivent « une nouvelle page » du groupe ; depuis le dernier album en 2000, il a changé de partenaires au sein du trio.
Avec Inside, on entre « à l'intérieur » du cerveau inspiré de Benoît. Il s'exprime en musique. « Je n'aime pas donner les clés des textes, je préfère que l'auditeur découvre par lui-même... Qu'il se rende compte qu'il y a parfois un double sens. Certaines chansons sont claires, engagées, d'autres
Avec Blue Pearl et Mystical, Benoît Vincent (à g.) et ses complices sortent deux albums simultanément. (Document remis)
sont plus ouvertes à l'interprétation », lâche le trentenaire en mentionnant le titre « Petit homme civilisé », « texte sur l'écologie ».
« On avait tellement de matière qu'on en a gardé », sourit Benoît qui, au cours des cinq ans d'enregistrement, a pu aussi se lancer dans « une démarche de musique acoustique » et ainsi varier les plaisirs en créant un nouveau groupe avec les mêmes musiciens : Blue Pearl. Ainsi est né Lily of the Valley, album aux airs de pop anglaise, aux mélodies entraînantes. On y retrouve un peu le genre de Nosfell, des airs de jazz,
de musique cubaine, et les influences de Sting, Birelli Lagrene, Peter Gabriel, BB King...
Bien sûr, « On est fier des deux projets », lance Benoît. Et « on veut défendre ça sur scène ; le truc, c'est de partager tout ça ». Cet été, le trio a déjà fait quelques scènes sympas en Moselle, et est en quête de dates pour concerts et festivals. Perfectionniste jusque dans l'aspect graphique, Benoît a même fait appel à l'artiste Sylvia Bender ou au photographe André Juncker pour le paquetage des albums.
On voulait enregistrer une Bugatti Veyron
« Durant ces cinq ans, on a aussi expérimenté beaucoup de choses dans la musique et dans la production. » Et d'expliquer ce son surprenant à l'entame du morceau « A long long road... », sur l'album de Mystical. « On voulait enregistrer une Bugatti Veyron, parce que c'est ce qui se fait de mieux en automobile, c'est alsacien et c'est fait à côté (Molsheim). On a fait plein de démarches durant un an et finalement, un garage luxembourgeois a accepté. On a apporté plein de matos, des micros, etc. Quand en concert ça sort sur une grosse sono, c'est énorme ! »
Julien Eynard
Les albums de Mystical (Inside) et de Blue Pearl (Lily of the Valley) sont à télécharger (10 €, HD possible) ou à commander (15 €) sur le site du label de Benoît : www.e-musica.fr
Le Républicain Lorrain: Publié le 15/11/2009
ROCK MYSTICAL ET POP BLUE PEARL DEUX ALBUMS SORTENT DES STUDIOS
Après cinq ans d’un travail de composition, d’enregistrement, d’arrangements et de production minutieux en trio, deux albums aux accents rock et acoustique sont enfin disponibles dans les bacs, sur la toile et sur scène. La voix de Benoît Vincent fait le lien entre les deux sonorités.
Deux groupes, deux albums, deux genres musicaux émanent d’une seule bande de musiciens. Professeurs à la Music International Academy de Nancy, compositeurs, arrangeurs, producteurs à Sarre-Union, journalistes de presse spécialisée nationale, interprètes à l’international, en tout ils sont quatre. Ils enregistrent absolument tout en studio et vont bientôt jouer tout en live. Au Festival de Puttelange aux Lacs déjà l’été dernier, ils ont divulgué leurs deux noms, soit Mystical pour la scène rock, Blue Pearl pour la scène jazz-pop acoustique. La schizophrénie ne les guette pas. Ces professionnels maîtrisent à la note près leurs identités musicales et savent toujours sous quelles influences ils travaillent. Led Zeppelin, Tool, Noir Désir ne se confondent pas avec Campaï Secundo, BB King et Peter Gabriel.
A la base ces projets consistaient uniquement en la réalisation de morceaux commandés par des maisons de disques parisiennes auprès du compositeur Benoît Vincent (Guitare & Chant). Ils n’auraient jamais dû voir le jour ou pour servir à d’autres artistes interprètes. Puis, au fil des sessions d’enregistrement, sous l’oreille attentive de Jean-Claude Rapin, au côté de Yannick Giuliani à la batterie, Benoît n’a plus voulu laisser filer ses morceaux. Il décide alors d’écrire les textes des 14 titres de l’album acoustique Lily of the Valley et d’en assurer les lignes de chant. A la basse il fait appel au bassiste de jazz Remy Chaudagne dont le jeu s’intègre parfaitement aux styles recherchés.
Même processus pour Inside. A deux exceptions près. Le groupe Mystical avait déjà une brève histoire scénique. «J’avais créé ce groupe lorsque j’étais adolescent, raconte Benoît. De la formation initiale, il ne reste que lui. «L’entente entre les musiciens initiaux n’a pas donné de résultats probants.» Après une longue période de silence, le groupe de Rock alsacien revient avec 18 titres minutieusement arrangés au fil duquel les lignes de basse de Rémy Chaudagne se partagent avec celles de Franck Bedez.
Production autonome
Accouchés après cinq années de travail en studio, ces disques ne sont pas destinés à y rester. «En studio, on peut faire évoluer constamment un morceau, aller toujours et encore plus loin, raconte Benoît. Grâce aux autres, j’ai réussi à considérer un jour que les albums étaient bel et bien achevés et prêts à être édités. Les versions disques sont disponibles à l’issue des concerts. «Nous en avons vendus à Puttelange alors que le public ne nous connaissait pas, c’est encourageant» optimise t-il. Egalement vendus sur Internet, frais de port en plus, les morceaux sont également téléchargeables ensemble ou séparément, prix de la jaquette en moins. Sur celle de Blue Pearl, l'auditeur peut admirer cinq tableaux de l'artiste peintre Sylvia Bender imaginés à partir des parties de guitare et de batterie de l'album.
«Nous tenions à rester autonomes, insiste le guitariste. Aujourd’hui le web nous permet de court-circuiter l’industrie du disque en contournant les acteurs traditionnels.» La quête d’un succès commercial auprès des internautes et autres mélomanes obéit tout de même aux lois du marché, impose la non-gratuité et une large diffusion. «Nous envisageons de rendre nos titres accessibles sur les plateformes légales de téléchargements, annonce le compositeur. Les trois musiciens cherchent à présent à les défendre sur scène.
Claire FIORLETTA.
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BATTERIE Magazine N°61 Octobre - Novembre 2009
GUITARIST Magazine N°228 Décembre 2009
Jean-Claude Rapin, Une vision de la guitare
GUITARIST Magazine N°226 Octobre - Novembre 2009
On a l’impression que l’album a été construit uniquement sur des sonorités, davantage que sur un instrument. Il y a un véritable travail, et sur la guitare, et sur le son, le touché de la guitare. On entend d’ailleurs énormément de « parasites » (frottements de frettes, de cordes), et le son du mixage global est également atypique.
Jean-Claude Rapin : Il y a eu un travail et une collaboration avec les gens qui étaient avec moi à ce moment-là, en l’occurrence des ingénieurs du son, notamment Zach qui m’a permis de réaliser cet album au studio « Grande armée » qui est au Palais des Congrès à Paris et qui m’a dit : « Voilà, je trouve le studio, tu te démerdes, tu fais ce que tu veux ». Là j’ai pris le temps et j’ai fait finalement ce que je voulais. Cela a été une démarche expérimentale de recherche sonore avec des gens qui cherchaient eux aussi des choses.
C’est un album solo mais pas solo, si l’on peut dire…
Jean-Claude Rapin : Oui, quelque part car il y a automatiquement un relais avec d’autres personnes. Il est solo par rapport à mon exercice musical d’instrumentiste, mais pas solo dans le sens qu’à chaque fois j’étais avec des ingénieurs du son, en l’occurrence Nicolas Stawski et Charles Mendiant du studio « Grande Armée », qui à chaque fois m’ont accompagné. Je jouais, je leur donnais mes idées, etc., et après on travaillait le son, soit en amont soit après. Ainsi les choses prenaient forme, au-delà des pièces écrites. Ces dernières ont été travaillées toujours avec le souci d’une sonorité particulière, c’est-à-dire avec une recherche de telle ou telle réverb’. Et dans ce studio, qui est l’un des plus beaux d’Europe, voire du monde, au niveau matériel, il y a de quoi chercher. On pourrait s’y enfermer pendant quelques siècles et chercher tout le temps pour avoir des sonorités non pas nouvelles mais pour exploiter tout le potentiel de ces sonorités.
On est loin de la compression du mp3.
Jean-Claude Rapin : Je préfère ne rien dire sur les mp3 et la compression (rires). Je pense tout simplement qu’à un moment donné c’est bien que l’auditeur, quel qu’il soit et quel que soit le domaine, écoute réellement, et que ses oreilles travaillent de nouveau. Le travail de l’oreille est important en termes de perception.
Crois-tu que le support ait une importance dans cette recherche sonore et musicale ? Aurais-tu aimé entendre cet album gravé sur un vinyle par exemple ?
Jean-Claude Rapin : J’allais te le dire. Effectivement, moi qui suis un « homme de vinyles » (rires), qui ais connu et adore toujours le vinyle, quand je réécoute mes disques (j’en ai 1200 chez moi), ce n’est pas le même son pour moi. On m’a dit que « le numérique c’est mieux ou c’est l’équivalent, il n’y a pas de problème de son, etc. ». Selon moi, c’est faux en termes de perception humaine. Je pense que le numérique a des avantages extraordinaires par rapport à tous les facteurs technologiques, bien évidemment. Il est utile à la
base dans le captage du son. Quelqu’un joue, quelqu’un d’humain, fait de chair et de sang, et le son est capté. Après, peu importe que le son soit capté par un magnétophone analogique ou numérique, l’essence même va venir de la personne qui joue et du son qu’elle produit.
Je pense que c’est l’essence du son qui est importante, ce qui se passe au départ. Après, pour ce qui est du choix du numérique ou de l’analogique… Je trouve personnellement que l’analogique est plus chaleureux – je parle des vinyles, bien évidemment – mais l’essentiel est d’avoir la restitution la plus fidèle possible par rapport au signal de départ.
Quand on évoque le vinyle, on pense également à ces grandes pochettes, bien plus impressionnantes visuellement que les CDs. Tu es également sur une idée de packaging un peu différent, qui ne va pas s’adapter à tous les porte-CDs du monde (rires)… C’est un problème ?
Jean-Claude Rapin : J’aime bien les problèmes (rires). Qui dit problème dit solution. Je ne suis pas nostalgique, mais l’aspect rétréci du CD par rapport au vinyle me gênait, par rapport notamment à l’artwork tout simplement, c’est-à-dire la dimension artistique d’une pochette. J’aime le côté visuel, l’objet. A l’heure de la dématérialisation par les nouvelles technologies, le packaging est encore beaucoup plus petit, voire inexistant. Ce qui me gêne beaucoup c’est qu’à partir du moment où il y a création musicale ou artistique, il y a – c’est ce que j’ai compris en constatant la manière dont on écoutait parfois « religieusement » des disques en ayant la pochette entre les mains – une combinaison qui se crée avec le contenant, qui fait carrément office de complément en termes artistiques. Je citerais quelques noms : les pochettes de Led Zeppelin, étonnantes pour l’époque, celles de Yes ou encore celles d’Hendrix, qui sont étonnantes au niveau de l’artwork (je pense à Electric Ladyland ou à Are You Experienced). Cela accompagne l’œuvre musicale. Il y a un autre artiste, l’artiste graphique, qui évolue, et ensuite vient une notion que l’on met plus en valeur à l’heure actuelle, c’est le lettrage, la typographie, ce qui est marqué à l’intérieur, les remerciements… Tout cela fait partie d’un ensemble. Effectivement, je crois que c’est quelque chose qui nous manque. Avant, un disque, qui était souvent en deux ou trois parties, s’ouvrait comme un livre. Pour l’édition limitée de l’album, qui sort à côté de l’édition traditionnelle, j’ai voulu qu’il y ait des choses palpables. Quand on parle de sentir la musique, on sent plein de choses, on sent un objet. Faut-il encore être courant que ça existe et qu’on ait envie ensuite de le toucher.
Tu as conçu une œuvre quasi-philosophique en fait ! Tu es allé chercher plein de concepts, ce qui nous amène finalement plus loin que la musique…
Jean-Claude Rapin : Je pense que toute œuvre, toute démarche artistique ou même humaine part de notre histoire personnelle ou de l’Histoire qui nous accompagne. Je pense que c’est une réflexion sur soi, sur ce que l’on est, et que l’on a la chance de pouvoir exercer un art, de pouvoir exister en s’exprimant – ça peut être par le biais de la peinture, de la littérature, de la danse et des arts en général. La culture est extrêmement importante dans notre être profond. Alors ce n’est pas de la psychanalyse, ce n’est pas de la philosophie, c’est simplement essayer de faire les choses en sachant qui l’on est.
C’est intéressant que tu en arrives là car au terme de l’album (vingt-cinq titres plus deux bonus pour l’édition limitée) on a presque l’impression d’une œuvre posthume… Cela m’a fait l’effet d’une sorte de testament qui dirait : « Voilà ce que j’ai été ». On a vraiment la sensation d’assister à une histoire avec une fin.
Jean-Claude Rapin : C’est très intéressant car je n’avais pas pensé que j’étais déjà mort (rires) ! Cela me séduit néanmoins pour plusieurs raisons. Effectivement, il y a un début, un milieu et une fin. Pour un premier album, je ne prétends pas avoir tout dit, du moins je ne l’espère pas sinon je n’aurais pas à mourir à la fin de cette interview (rires). Cet album ne s’est pas fait en dix jours. Dans la genèse même de sa fabrication, il a beaucoup évolué. Puis vient la réalisation. Comme l’évoque le titre, c’est une vision du monde, de moi-même et des autres, une perception presque, non pas avec le côté « testament » mais plutôt « ouverture » car on se demande où l’on va. La fin d’un album est comme la fin d’un livre. Il faut bien que l’histoire se termine.
Un des morceaux de l’album s’appelle « Jimi ». On comprend aisément, avec le titre et la musique, que tu puises ton inspiration auprès d’Hendrix. Le reste du disque recèle-t-il d’autres influences, explicites comme dans ce cas, ou même cachées ?
Jean-Claude Rapin : Ce morceau, « Jimi », est bien évidemment un hommage à celui qui a été et sera toujours LE guitariste de tous les temps. Il y en a deux en fait : Django Reinhardt pour l’acoustique, Jimi Hendrix pour l’électrique. Il y a d’autres guitaristes que j’adore et qui sont extraordinaires mais ces deux derniers sont des maîtres, comme Aristote ou Platon pour la philosophie, par rapport à leur importance dans l’histoire de l’humanité. On ne va pas renier Bach et Beethoven, on ne va pas dire qu’Einstein n’a pas existé ou que Léonard de Vinci n’a pas fait des choses importantes pour l’histoire de l’humanité. Il faut rendre hommage à ceux qui ont réellement construit des bases car ils nous ont apporté quelque chose.
Après, il y a effectivement des choses cachées. La pochette est toute rouge avec des éléments bleus, ce qui n’est pas un hasard ; il y a également vingt-cinq titres, etc. Ce n’est pas le Da Vinci Code (rires) mais ce n’est pas dû au hasard.. Après, pour en revenir à la musique, les choses cachées sont en fin de compte tout ce qui est important pour moi, c’est-à-dire non seulement les musiques rock et blues mais également d’autres influences, d’autres sonorités, des sonorités peut-être à venir, une évolution de l’harmonie, des musiques jazz – car je pense que c’est une musique magnifique – et donc des couleurs différentes qui devaient être mélangées pour que ce soit un vrai métissage.
Le résultat est très dense. Est-ce que, que cela soit au niveau de la recherche musicale ou au niveau de la recherche sonore, cet album s’adresse à une « élite », c’est-à-dire à des gens avertis ?
Jean-Claude Rapin : Je ne fais pas de la musique pour une élite mais pour exprimer des choses et amener des sonorités, des harmonies qui peuvent être écoutées par les autres. Cependant, j’ai conscience qu’il y a un côté peut-être « hermétique » pour certaines personnes mais je pense que c’est un faux problème. La réalité de la musique à l’heure actuelle, c’est de permettre à des gens d’écouter certaines choses. Ils aiment ou ils n’aiment pas, peu importe que cela soit « intellectuel » comme on dit, ou « secret » ou inaccessible. Je ne pense pas que cela soit un phénomène d’élite. Je souhaite simplement que tout le monde puisse écouter en son âme et conscience plein de musiques différentes et fasse ses choix. Je ne crois pas à la musique dite « savante » – et je ne parle pas là au sens classique du terme. La musique est l’art des sons, c’est une perception, une sensibilité. On aime ou on n’aime pas certaines choses de prime abord, puis on peut aimer après car on rentre plus dans une histoire, mais il faut déjà qu’on ait la possibilité de l’écouter et qu’on
n’émette pas, comme cela se fait beaucoup à l’heure actuelle, un jugement catégorique sans connaître.
Jean-Claude Rapin
Visions
e-Musica / www.e-musica.fr
Quelques mots sur l'album...
Malgré sa carrière sans pareille, son influence majeure sur les guitaristes de l'hexagone, Jean-Claude Rapin n'avait pas pris le temps de sortir d'album solo. Il n'est pas très étonnant, au vu de la maturité musicale dont cet artiste bénéficie, de constater que ce disque est d'une difficulté monstre à classifier. Cet album doit indubitablement être écouté dans certaines conditions. Impossible de lancer la musique avec une guitare dans les mains, un journal et la liste des courses à faire. C'est pour cela qu'à mon sens Visions n'est pas un disque a écouter n'importe quand et n'importe où... Au final, un album un peu élitiste puisque la majeure partie de nos contemporains ne prendront pas le temps de « ne rien faire d'autre » que d'écouter de la musique. Posé et tranquille, on se retrouve face à une simple guitare, des sons, des mélodies et des doigts qui glissent sur les frettes d'une Strat. Comment faire plus honnête comme démarche ? Entre morceaux écrits et improvisés, le voyage à travers les vingt-cinq titres de l'album est intense. Une démarche entière et passionnante à explorer absolument.
Connu comme l'un des plus grand pédagogue et journaliste français de la guitare, Jean-Claude Rapin reste néanmoins un musicien qui d'une manière ou d'une autre veut s'exprimer. Retour sur la genèse de Visions, un album aux sonorités plus qu'inhabituelles.
Par Kévin Cintas
Parlons de l’album. On connaît tes influences blues. Malgré cela, Visions est bien au-delà du blues… Comment en es-tu arrivé là ?
Jean-Claude Rapin : Pour moi, la musique est un tout. Je pense sincèrement qu’on est à l’écoute, que l’on entend des choses tout au long de sa vie, qui peuvent évoluer au niveau des goûts. Ma fille aimait bien le rap ou M.Pokora quand elle était en pré-adolescence ; maintenant elle aime Jimi Hendrix et les Rolling Stones, ce qui me convient mieux (rires). C’est pour ça que je parle de la musique plutôt que des musiques. On a quelque que l’on ressent en fin de compte. La sensation, la perception de la musique est étonnante, et va bien au-delà du style. Cela dépasse le stade de la musique. Le côté échange, transmission qui s’opère au niveau de nous-mêmes, au niveau des relations avec les autres, est très important parce que quelque part la vie sans son n’existe pas. On est habité, tout au long de notre vie, par des sonorités, que ce soient celles du boulanger qui fait son pain à 4h le matin ou alors celle du klaxon qui nous réveille le matin… C’est une dimension qui échappe au seul domaine de l’instrument, même si ce dernier est important. La musique, c’est écouter et surtout entendre des sonorités qui nous font voyager… La vie est un voyage aussi, qui dure un certain temps, donc il vaut mieux l’entendre pas trop mal.
Pour sa première participation, le groupe Blue Pearl a donné un concert très apprécié à la salle des Chevaliers. L’endroit a quelque chose de magique, sauvé de la ruine et restauré avec beaucoup de goût par son propriétaire, Jean-Pierre Lambs. Il accueillait trois bons musiciens qui viennent de sortir leur premier album, Lily of the valley. Ils ont joué devant un public de connaisseurs. Benoît Vincent au chant et à la guitare solo, Stéphane Beaulieu à la guitare basse et le batteur Yannick Giuliani, ont interprété une musique s’inspirant du blues, du jazz, de la world et, à certains moments, de la folk music.
Blue Pearl travaille en ce moment à l’élaboration de morceaux d’inspiration celtique. Il en a présenté un échantillon. Exigeant une virtuosité hors pair des guitares basse et solo, ces accents ont évoqué les pays de tradition celte où la sonorité soutenue des cymbales rappelle le bruit des flots sur la plage.
(BluePearl : www.bluepearl.fr)
© DNA - L.A. du 18.08.2010
Dernières Nouvelles d’Alsace 18 Août 2010
Blue Pearl au Festival de Jazz de La Petite Pierre
Dernières Nouvelles d’Alsace 16 Septembre 2010
Trois musiciens, une soirée acoustique
Après le succès de "Blue Pearl" au festival de jazz de La Petite-Pierre, le groupe se produira, demain vendredi, à Bouxwiller, à 21h, au bar le Soleil. Un concert entièrement acoustique. Entrée gratuite.
"Mystical" et "Blue Pearl": deux projets musicaux pour un seul groupe. Composé de trois musiciens, Benoît Vincent à la guitare et au chant, Yannick Giuliani à la batterie et aux percussions et Stéphane Beaulieu à la basse, il vient de sortir deux disques. "Lily Of The lley" avec "Blue Pearl" qui est un album à la croisé du jazz, du blues, de la pop avec des accents de world music; et l'album "Inside Another Side" avec leur groupe de rock "Mystical" qu'ils interpréteront pour l'occasion entièrement en acoustique.
Curieux de tout
Comme on l'aura compris ces musiciens sont curieux de tout et le revendique à travers leurs deux projets. Pour résumer un peu l'ambiance de leur musique, "Blue Pearl" est influencé par Sting, BB King, The Beatles, Eric Bibb, Compay Segundo, Al Di Meola, Bireli Lagrene et la formation "Mystical" par Led Zeppelin, Noir Desir, Tool, A Perfect Circle.
Parce que la musique vaut bien plus que de longs discours, des extraits musicaux sont disponibles sur les sites internet des groupes: www.bluepearl.fr et www.mystical.fr
Dernières Nouvelles d’Alsace 19 Novembre 2010
Le trio se dédouble
Il y a deux semaines, «Le Soleil» à Bouxwiller accueillait pour la seconde fois les musiciens du double projet Blue Pearl et Mystical. Au programme de ce trio, composé de Benoît Vincent (chant et guitares), Yannick Giuliani (batterie) et, pour la première fois, Jean Bisello (basse) : les compositions de leurs derniers albums ré-arrangés pour l'occasion dans une formule acoustique.
Les musiciens ont su mettre l'ambiance avec leurs reprises des groupes Aaron, REM, Depeche Mode ou Coldplay, et bien sûr avec leurs compositions mélangeant des atmosphères de blues, de jazz, de world music aux côtés pop-rock...
GUITARE LIVE Magazine N°58
Les Visions de Jean-Claude RAPIN